Galerie Anaphora Paris | Historique de la Galerie Anaphora
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Historique de la Galerie Anaphora

Ouverture de la galerie Anaphora, 13 rue Maître Albert Paris Ve le 17 mai 2016
Jean-Pierre Coroller, mon conjoint, ciseleur et bronzier d’art jusqu’en 2016, m’a proposé de créer une galerie d’art afin de partager notre passion commune pour l’Estampe. Après une carrière de professeur d’Arts Plastiques et d’Histoire de l’Art, de l’Ecole Élémentaire au BTS, et une activité parallèle de graveure – que j’avais été contrainte de ralentir dans les années 90 – j’ai repris mes activités artistiques et accepté d’assurer le rôle de directrice artistique de la galerie. Mon conjoint, directeur de la galerie, assure les permanences, réalise les encadrements et fait une partie de la comptabilité. Dans ce projet nous avons bénéficié des conseils de Michèle Broutta, galeriste réputée dont nous étions de bons clients.

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Etudiante en Arts Plastiques à Strasbourg, après la découverte de la gravure à l’Ecole des Arts Décoratifs (actuelle HEAR) en 1972, c’est ma rencontre avec Dominique Sosolic il y a exactement 40 ans qui a marqué le début de ma pratique du burin et de la manière noire.
J’ai participé à de nombreuses expositions collectives pendant une vingtaine d’années, avec des associations et dans divers Salons. J’ai cependant dû interrompre ma carrière artistique pour raisons familiales et financières ; puis j’ai repris le burin en suivant une formation du GRETA à l’Ecole Boulle à partir de 2003 (C.A.P. de gravure ornementale en 2009).

L’évènement marquant de l’ouverture de la galerie est le lancement d’une édition de gravures sur le thème du Passage. Les artistes sollicités, qui nous ont fait l’amitié de nous rejoindre – connus pour la plupart dans des expositions communes – ont interprété ce thème, choisi par eux, en fonction de leur personnalité et de leur moyen d’expression : il en résulte une grande diversité, de l’image figurative à la composition abstraite, de l’écriture graphique du burin à la matière picturale de l’aquatinte…

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Le Passage est d’abord un mode de circulation, un espace matérialisé : un pont (H. Baumel, aquatinte en deux couleurs), des escaliers, une galerie étroite (G. Trignac et A. Beuchat, eaux-fortes).
A cette conception statique du Passage s’oppose celle plus dynamique, suggérant déplacements, traversées et transitions : surgissement de corps (Y. Doaré, burin), sillage d’escargots dans un labyrinthe végétal (H. Nué, burin).
Puis le Passage devient polysémique : large zébrure blanche entre deux zones colorées ou brèche entre deux rocs (E. Heyn, bois en trois couleurs), rochers reflétés dans une eau calme ou corps replié « au bord du Styx » (N. Grall, burin)…
Enfin, le Passage joue avec le langage plastique : confrontation entre la matière et la lumière (P. Didong, pointe sèche sur acier) glissements d’une forme à une autre, de l’ombre à la lumière, version abstraite (C. Vielle, aquatinte) et mi-figurative, mi-abstraite (A. Brasse, manière noire et burin).

Au plaisir de votre visite !
Anne Brasse